Frères et sœurs, En ce mercredi de la sixième semaine du temps pascal, nos cœurs sont tiraillés entre l’attente radieuse de la Pentecôte et les défis de notre monde. Dans la première lecture, saint Paul contemple les Athéniens cherchant à tâtons un « Dieu inconnu ». En effet, l’humanité a toujours soif d’absolu, mais se perd souvent dans la froideur de ses propres concepts. Cependant, dans l’Évangile de Jean, Jésus regarde notre fragilité avec une tendresse infinie : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. » Ainsi, Il ne nous accable pas, mais confie nos limites à l’Esprit de vérité. Par conséquent, la vérité totale que l’Esprit nous révèle n’est pas une théorie, mais une présence vivante. C’est pourquoi, la preuve suprême de l’amour de ce Dieu, autrefois inconnu à Athènes, ne s’écrit pas avec des mots, mais par le Précieux Sang de Jésus. Ce Sang divin a été versé pour purifier nos cœurs endurcis et nous rendre capables d’accueillir ce que notre seule intelligence ne peut porter. En définitive, laissons l’Esprit Saint nous abreuver de ce mystère, afin que le Christ devienne le battement intime de nos vies. Amen.
Jour 2026-05-13
Liturgie
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Homélie
Par Père Joseph Blaise Sipan